Les Mac passent pour chers, les PC Windows pour bon marché. Mais le prix d'achat n'est que le début : en intégrant la valeur résiduelle, le support informatique, les logiciels et l'énergie, le résultat est souvent différent. Avec notre calculateur interactif, comparez vous-même le coût total de possession (Total Cost of Ownership, TCO) ; avec le prix de votre propre appareil, si vous le souhaitez.
Faites le calcul vous-même
Calculateur de TCO : Apple vs Windows
Inclure les licences logicielles
Microsoft Project et MadCap Flare n'existent ni pour iPadOS ni pour Android, alors que Merlin Project et adoc Studio y fonctionnent nativement. Une comparaison des licences serait faussée ici, elle est donc écartée.
- Acquisition
- Valeur résiduelle (revente)
- Licence du système d'exploitation
- Support informatique
- Énergie
- Coût total de possession (TCO)
- Acquisition
- Valeur résiduelle (revente)
- Licence du système d'exploitation
- Support informatique
- Énergie
- Coût total de possession (TCO)
Choisissez une catégorie d'appareil, ajustez au besoin les prix d'achat (par exemple au prix de votre propre appareil) et réglez la durée d'utilisation prévue. Les licences logicielles qui entrent dans votre calcul, vous les choisissez dans la section située au-dessus.
Le prix d'achat ne dit que la moitié de l'histoire. Le coût total de possession (TCO), c'est-à-dire le coût complet sur toute la durée d'utilisation, englobe aussi la licence du système d'exploitation, le support informatique, la consommation d'énergie et la valeur résiduelle à la revente. Comment le calculateur prend en compte chacun de ces postes et d'où viennent les chiffres, c'est ce qu'expliquent les sections suivantes.
Les études disponibles confortent cette approche. Le point de départ de cet article a été la comparaison TCO de Jamf, qui les résume. Le chiffre le plus connu vient d'IBM : le groupe gère plus de 200 000 appareils Apple et chiffre l'économie entre 273 et 543 dollars par Mac sur son cycle de vie. L'étude Total Economic Impact de Forrester Consulting aboutit à une économie moyenne de 843 dollars par Mac sur trois ans ; la mise à jour de 2024 a établi un ROI de 186 pour cent avec un retour sur investissement en moins d'un an.
Comment calcule l'outil
La formule est volontairement simple et lisible : prix d'achat moins valeur résiduelle, plus licence du système d'exploitation, plus coûts de support (tickets par an fois coût par ticket fois années), plus coûts d'énergie (consommation annuelle en kilowattheures fois le prix de l'électricité de votre marché fois années), plus les licences logicielles que vous activez.
La valeur résiduelle suit une courbe d'amortissement dérivée de la valeur résiduelle documentée à trois ans. Une durée d'utilisation plus courte donne donc un produit de revente plus élevé, une durée plus longue un produit plus faible, avec un plancher de 5 pour cent du prix d'achat pour les ordinateurs et de 8 pour cent pour les appareils mobiles. Sans ce plancher, la courbe aboutirait à des valeurs qu'aucun racheteur professionnel ne confirmerait.
Quatre règles encadrent les chiffres qui suivent, et la plus importante vient en premier : lorsque les sources donnent une fourchette, c'est la valeur la moins favorable à Apple qui entre dans le calculateur. Valeurs résiduelles des Mac en bas de fourchette, celles des appareils Windows en haut, rapport de tickets nettement en deçà de la valeur documentée. Si Apple reste malgré tout devant, le résultat tient.
Les trois autres relèvent du métier. Chaque hypothèse exige soit une source primaire, c'est-à-dire une liste de prix constructeur ou une statistique officielle, soit au moins deux analyses indépendantes ; les blogs d'éditeurs et les comparateurs peuvent corroborer une valeur, jamais la porter seuls. Lorsque plusieurs valeurs existent, nous retenons la médiane plutôt que la moyenne. Et chaque chiffre porte sa source, sa date de consultation et son classement ; les sections suivantes les citent une à une.
Les prix des appareils
Ce qui compte, c'est le prix dans le canal officiel du constructeur, autrement dit le montant qu'un acheteur y paie réellement. Les valeurs de départ sont des prix américains hors taxes, état juillet 2026 ; dans la version française du calculateur, ils sont convertis en euros au taux de référence de la BCE. Chez Apple, ce sont les prix après la hausse de juin 2026, recoupés avec la page comparative d'Apple : MacBook Neo 699, MacBook Air 13 avec M5 1 299, MacBook Pro 14 avec M5 1 999, iMac 24 1 499, Mac mini 799 et iPad 449 dollars. Pour les smartphones, les modèles de base actuels se font face à stockage identique : l'iPhone 17 à 799 dollars et le Galaxy S26 à 900, tous deux avec 256 gigaoctets.
En face figure un appareil Windows ou Android de la même classe issu de la gamme professionnelle : le ThinkPad E16 Gen 3 à 963 dollars, le ThinkPad L14 Gen 7 à 1 439, le Dell XPS 14 à 1 690, le HP OmniStudio X 27 à 1 500, le Dell Pro Micro à 929 et la Galaxy Tab S10 FE à 550 dollars.
Pour trois de ces machines, ce n'est délibérément pas le prix catalogue. Dell affiche une valeur de 1 999,99 dollars pour le XPS 14 et le vend 1 689,99 ; pour le Pro Micro, 1 338,59 font face à un prix réel de 928,59, soit 30 pour cent de moins ; Lenovo vend le E16 à 963,30 au lieu de 1 014 dollars avec le bon promotionnel en cours. De tels écarts sont permanents chez plusieurs constructeurs Windows, alors que le prix catalogue d'Apple est aussi son prix pratiqué. Comparer deux prix catalogue présenterait donc systématiquement le côté Windows comme trop cher. Nous retenons ce qu'il faut réellement payer chez le constructeur, ce qui place les appareils Windows du côté avantageux plutôt que l'inverse.
Cette sélection reste un choix, et c'est précisément pourquoi les deux champs de prix sont librement modifiables dans le calculateur. Saisissez ce que vous payez réellement.
Pourquoi le support informatique coûte moins cher
Le calculateur retient 0,8 ticket par an pour un Mac et 2,0 pour un appareil Windows, chacun à 13 dollars. Sur quatre ans, cela fait environ 42 dollars contre 104, soit un écart d'un peu plus de 60 dollars par poste de travail.
Le tarif de 13 dollars s'applique délibérément à l'identique aux deux plateformes. Il provient du benchmark HDI, qui relève de 6 à plus de 40 dollars selon le canal et la maturité de l'organisation ; nous calculons dans le tiers inférieur de cette fourchette. Le fait qu'un ticket Mac nécessite moins souvent une intervention sur site ou un remplacement de matériel plaiderait pour une valeur plus basse du côté Apple, mais le support, c'est du temps de travail interne, et une heure coûte le même prix quel que soit l'appareil posé sur le bureau. L'écart provient donc du seul volume de tickets.
Or ce volume est en pratique bien plus contrasté que ce que nous retenons. IBM a rapporté que 5 pour cent des utilisateurs de Mac contactent le service d'assistance contre 40 pour cent des utilisateurs de PC, soit un rapport de un à huit. Le calculateur retient un à 2,5. IBM est une organisation unique et très grande, dotée d'une gestion Mac mature, et ce résultat ne se transpose pas tel quel à des structures plus petites ; cette réduction coûte au camp Apple l'essentiel de l'avantage de support qu'il pourrait revendiquer.
Si les Mac génèrent moins d'incidents, cela tient à l'intégration verticale. Apple développe conjointement la puce, l'appareil et le système d'exploitation, et maintient une gamme restreinte. La DSI n'a affaire qu'à quelques variantes matérielles bien documentées, les conflits de pilotes sont rares et les mises à jour système atteignent tous les appareils en même temps. Dans l'univers Windows, en revanche, se croisent de nombreux fabricants, jeux de puces, versions de pilotes et logiciels OEM préinstallés, ce qui multiplie les défaillances possibles. S'y ajoute l'effet d'autonomie : chez IBM, seuls 5 pour cent des cas Mac ont nécessité un rendez-vous sur site, contre 27 pour cent sous Windows. Au final, 7 administrateurs ont suffi pour le parc Mac, tandis que le parc Windows en mobilisait 20.
Pour les tablettes et les smartphones, nous avons divisé par deux le volume de tickets (0,3 contre 0,6 par an) tout en conservant le rapport entre les plateformes. Les appareils mobiles génèrent tout simplement moins d'incidents au quotidien que les postes de travail.
Pourquoi la consommation d'énergie est plus faible
Le calculateur multiplie la consommation annuelle de chaque appareil par le prix de l'électricité professionnelle de votre marché : un MacBook Air 13 à puce M5 se situe autour de 22 kilowattheures par an contre 42 pour un ThinkPad comparable, sur une base de 2 000 heures de fonctionnement pour les deux. L'écart est plus marqué sur les ordinateurs de bureau et reste à un chiffre pour les tablettes et smartphones. En toute honnêteté : c'est le poste qui pèse le moins sur le résultat global. Sur quatre ans, il s'agit de montants à deux chiffres selon la catégorie, et non à trois.
Si la consommation diverge à ce point, c'est pour une raison purement technique : les puces de la série M d'Apple sont des systèmes sur puce à base d'ARM, réunissant processeur, partie graphique et mémoire dans un même boîtier. Cela raccourcit les trajets du signal, abaisse la tension et procure bien plus de performance par watt que les plateformes x86 classiques pour portables. Forrester chiffre l'effet à environ 75 pour cent d'énergie en moins pour les Mac à puce M par rapport à des PC équivalents ; pour les Mac Intel, il était encore de 50 pour cent.
Les valeurs de consommation elles-mêmes proviennent des rapports environnementaux produit d'Apple, qui indiquent la puissance mesurée selon la procédure ENERGY STAR : 3,69 watts au repos écran allumé et 0,24 watt en veille. Passer des watts à la consommation annuelle tient en une multiplication, détaillée ici pour le portable standard :
| Étape du calcul | MacBook Air 13 (M5) | ThinkPad L14 Gen 7 |
|---|---|---|
| Au repos écran allumé | 3,69 W (Apple, ENERGY STAR) | environ 7 W (estimation) |
| Valeur retenue en usage mixte | 11 W | 21 W |
| Heures de fonctionnement par an | 2 000 | 2 000 |
| Consommation annuelle | 22 kWh | 42 kWh |
| Coût de l'électricité sur quatre ans, à 0,1601 euro le kWh | environ 14 euros | environ 27 euros |
Des deux côtés, la valeur en usage mixte représente environ le triple de celle au repos, parce qu'une journée de travail ajoute navigateur, visioconférences et charge de calcul. La veille reste hors du calcul : 0,24 watt sur les quelque 6 800 heures restantes de l'année n'atteint pas deux kilowattheures et disparaît dans l'arrondi.
Côté Windows, de telles mesures n'existent pas ; les valeurs y sont estimées à partir de la puissance de la plateforme utilisée. C'est la source la plus faible de tout le calculateur, et aussi celle qui pèse le moins. L'hypothèse reste malgré tout prudente : les 75 pour cent d'énergie en moins chiffrés par Forrester placeraient le côté Windows au quadruple du Mac, alors que le calculateur retient 1,2 à 2,6 fois selon la catégorie.
Le prix de l'électricité, lui, est enregistré par marché cible, car c'est le seul poste qui ne se traduit pas par un taux de change. Selon Eurostat, les entreprises allemandes paient 0,2264 euro le kilowattheure, les françaises 0,16 et les espagnoles 0,12 ; aux États-Unis, c'est environ 13,5 cents selon la prévision de l'EIA, le Japon et la Chine se situant entre les deux. Le même Mac coûte donc presque deux fois plus cher en électricité en Allemagne qu'en Chine. Une valeur américaine unique, simplement convertie pour l'Europe au taux de change, sous-estimerait d'environ un tiers les coûts énergétiques allemands.
Pourquoi la valeur résiduelle est plus élevée
Pour les ordinateurs, le calculateur retient selon la catégorie 22 à 28 pour cent du prix d'achat pour les appareils Apple à trois ans et 13 à 17 pour cent pour les appareils Windows, les tablettes et smartphones se situant plus haut ; pour une durée plus courte ou plus longue, il en déduit la valeur par une courbe d'amortissement. Ce qui compte, c'est le prix que paie un racheteur professionnel, pas celui des petites annonces.
Valeurs sous forme de tableau
| Durée d'utilisation | MacBook Air 13 | ThinkPad L14 Gen 7 |
|---|---|---|
| 1 ans | 63 % | 53,1 % |
| 2 ans | 39,7 % | 28,2 % |
| 3 ans | 25 % | 15 % |
| 4 ans | 15,7 % | 8 % |
| 5 ans | 9,9 % | 5 % |
| 6 ans | 6,3 % | 5 % |
Valeur résiduelle en pourcentage du prix d'achat. La courbe est calibrée sur la valeur documentée à trois ans ; le plancher la retient, car aucun racheteur professionnel ne paie moins. Sur l'appareil Windows, il s'applique à partir de la cinquième année.
La baisse est exponentielle et non linéaire : un appareil perd dès la première année l'essentiel de ce qu'il perdra, puis la courbe s'aplatit. En pratique, revendre tôt est rarement rentable, alors que les années quatre à six ne font presque plus baisser la valeur résiduelle.
Prix du racheteur ou prix des petites annonces : cette distinction détermine l'ordre de grandeur de tout le poste. Qui observe le marché grand public obtient 50 à 60 pour cent pour les MacBook à trois ans. Qui observe la valorisation de parcs d'entreprise entiers arrive à des pourcentages à un chiffre pour les PC réformés. Les deux sont vrais, mais mesurent des marchés différents, et un calcul d'entreprise a besoin du second : les entreprises ne revendent pas appareil par appareil via des petites annonces, elles cèdent à des racheteurs professionnels et à des reconditionneurs.
L'étude Forrester sur le Mac en entreprise indique 25 pour cent à trois ans. Comme elle a été commanditée par Apple, nous la traitons comme un plancher et non comme une moyenne. Le côté Windows, à l'inverse, se situe en haut des valeurs de référence habituelles, bien au-dessus de ce que suggèrent les statistiques de valorisation.
La valeur résiduelle est renseignée par catégorie et non globalement par groupe d'appareils. Un ThinkPad professionnel tient nettement mieux sur le marché du reconditionné qu'un appareil grand public de la même gamme de prix, et un portable pro mieux qu'un modèle d'entrée. Une valeur forfaitaire unique pour tous les ordinateurs serait contestable précisément sur ce point.
Trois effets l'expliquent. D'abord le long support logiciel : Apple fournit généralement de nouvelles versions de macOS pendant sept ans et plus, si bien qu'un appareil d'occasion reste productif. Ensuite la gamme resserrée, qui crée un marché de l'occasion transparent aux prix stables, alors que les modèles Windows se renouvellent chaque année en d'innombrables configurations. Enfin la demande, tout simplement : il existe un public établi pour les Mac d'occasion, et quasiment aucun pour des portables professionnels de trois ans.
Sur les smartphones, l'écart est plus faible mais reste net. À deux ans et demi, un iPhone conserve environ 48 pour cent de sa valeur contre environ 30 pour cent pour un fleuron Samsung, comme l'a établi The Whiz Cells. Comme il s'agit là encore de prix grand public, le calculateur se situe en dessous : 40 contre 28 pour cent à trois ans, et 35 contre 22 pour les tablettes.
Pourquoi la licence du système d'exploitation pèse
Le montant dépend de chaque appareil. Lorsque Windows 11 Pro est préinstallé, la ligne affiche zéro, car ce qui est payé est payé ; c'est le cas du ThinkPad L14 et du Dell Pro Micro. Lorsque l'appareil arrive avec l'édition Famille, comme le ThinkPad E16, le Dell XPS 14 et le HP OmniStudio X, ce sont 99,99 dollars pour la mise à niveau vers Pro. Le tarif plein de 199,99 ne s'applique qu'à un appareil livré sans aucune licence Windows. Du côté Apple, la ligne affiche zéro dans chaque catégorie : macOS est fourni avec chaque Mac et ne coûte rien, y compris lors des changements de version.
Si nous retenons Pro et non Famille, c'est en raison de deux fonctions pratiquement obligatoires en entreprise : la jonction de domaine et le chiffrement BitLocker. Pour Windows 11 Pro, Microsoft facture 199,99 dollars, et 99,99 pour la mise à niveau de Famille vers Pro.
Un montant forfaitaire appliqué à chaque catégorie Windows compterait en revanche ce poste deux fois. Le Dell Pro Micro, par exemple, coûte 928,59 dollars avec Windows 11 Pro inclus : la licence est déjà dans le prix d'achat, et ajouter une ligne de licence par-dessus reviendrait à compter de l'argent que personne ne dépense.
Au total, le côté Windows supporte ce poste dans trois des cinq catégories d'ordinateurs, à 99,99 dollars chacune ; pour les deux machines livrées avec Pro préinstallé, le ThinkPad L14 et le Dell Pro Micro, la ligne affiche zéro. C'est ce qui rend l'écart le plus serré sur le portable professionnel, avec environ 80 dollars sur quatre ans. Les entreprises sous contrat de licences en volume paient de toute façon moins que les prix unitaires retenus ici.
Ce que coûtent les logiciels
La ligne logicielle est le plus gros levier de tout le calculateur, et il faut le savoir en lisant le résultat : avec la licence de gestion de projet activée, plus de la moitié de l'écart affiché provient de cette ligne et non du matériel, et ce dans toutes les catégories d'ordinateurs. Ajoutez la licence de documentation et elle détermine presque à elle seule le résultat. C'est précisément pourquoi chaque catégorie de logiciels s'active et se désactive séparément. Ouvrez pour cela la section des licences logicielles dans le calculateur : la gestion de projet est active dès le départ, la documentation technique s'ajoute au besoin.
Côté Apple, nous retenons Merlin Project à 199,99 euros par an et adoc Studio à 249,99 euros par an, deux abonnements par poste. Côté Windows, la gestion de projet est assurée par Microsoft Planner et Project Plan 3 à 26,00 euros hors taxes par utilisateur et par mois en facturation annuelle. TVA comprise, cela représente 371,28 euros par an, calculé au taux allemand de 19 pour cent que le calculateur applique à toutes les versions en euros ; les deux côtés reposent ainsi sur la même base fiscale. Le choix se porte délibérément sur l'abonnement plutôt que sur la licence perpétuelle : un montant unique ne serait pas neutre sur un curseur d'un à six ans, puisqu'il porte la somme d'achat complète à un an et paraît artificiellement bon marché à six. Un montant annuel des deux côtés reste comparable sur toute la plage. L'abonnement se situe donc au-dessus de la licence perpétuelle répartie sur trois ans ; qui achète une seule fois retiendra le montant inférieur de la section ci-dessous.
Pour la documentation structurée en DITA ou XML, nous prenons MadCap Flare comme référence : 2 898 euros par an et par poste, plus 1 103 euros une fois pour la formation d'initiation, car un outil de cette catégorie entre rarement en production sans formation. C'est le poste le plus lourd de tout le calculateur, et aussi celui où vos chiffres risquent le plus de diverger : d'autres outils DITA coûtent nettement moins cher, les licences en volume également.
Côté Apple, aucun poste de formation n'apparaît, et la raison tient au langage de balisage : adoc Studio repose sur AsciiDoc, qui se lit et s'écrit après quelques heures, alors que DITA est un modèle XML avec sa propre logique de structure et de publication. Qui veut documenter de façon structurée sans exploiter une chaîne de contenu industrielle se passe donc de formation.
Pour les tablettes et les smartphones, les licences restent entièrement hors du calcul, et la raison tient à la licence elle-même : les logiciels de gestion de projet et de documentation se licencient par poste de travail, non par appareil. Qui utilise une tablette en plus de son ordinateur ne paie pas Merlin Project une seconde fois, et un abonnement Plan 3 couvre de même le même utilisateur sur tous ses appareils. Une ligne de licences dans ces deux catégories compterait donc les coûts deux fois. La différence tient ici moins au prix qu'à la disponibilité : Merlin Project et adoc Studio fonctionnent nativement sur iPad et iPhone, alors que Microsoft ne propose pas d'application Project native pour iPadOS ou Android, mais seulement l'accès navigateur à Project for the Web ; MadCap Flare est un logiciel exclusivement Windows.
Contrairement au matériel, il s'agit ici des prix catalogue de chaque région. Les éditeurs de logiciels appliquent des tarifs régionaux, le calculateur ne convertit donc pas ces montants mais reprend directement le prix de la devise active. Tous les prix logiciels cités sont des prix catalogue de juillet 2026 ; pour Planner et Project Plan 3, la grille tarifaire de Microsoft liée plus haut.
Si votre pile logicielle diffère, retirez la catégorie qui ne vous concerne pas et saisissez vos propres coûts logiciels annuels dans le champ situé en dessous. Ce montant compte de la même façon pour les deux plateformes, car les abonnements indépendants de la plateforme, CRM ou comptabilité, ne déplacent pas le résultat.
Et la licence perpétuelle ?
Même en achat unique, Microsoft Project revient plus cher que Merlin Project en abonnement. Réparti sur trois ans, Project Standard 2024 représente 309,67 euros par utilisateur et par an et Project Professional 2024 553,00 euros. Merlin Project, à 199,99 euros par an, se situe respectivement 109,68 et 353,01 euros en dessous.
Ces trois ans ne sont pas une durée arbitraire, mais le rythme auquel Microsoft publie ses versions majeures : 2016, 2019, 2021 et 2024. Il n'existe pas de mise à niveau à tarif réduit, rester à jour signifie donc racheter la nouvelle version au prix fort. Les prix d'achat eux-mêmes s'élèvent à 929,00 euros pour Standard et 1 659,00 euros pour Professional.
Renoncer au rachat permet d'économiser ce montant et de terminer une période de six ans sur une version vieille de six ans au plus. Merlin Project reste à jour pendant toute cette durée.
Toutes les catégories en un coup d'œil
Le calculateur n'affiche qu'une catégorie à la fois. L'aperçu ci-dessous les place toutes les sept côte à côte, avec les hypothèses par défaut et sans licences logicielles, afin que les appareils restent comparables.
Portable d'entrée de gamme
MacBook Neo: 430 € moins cher
Portable business
MacBook Air 13: 282 € moins cher
Portable professionnel
MacBook Pro 14: 76 € moins cher
Tout-en-un
iMac 24: 308 € moins cher
Ordinateur compact
Mac mini: 257 € moins cher
Tablette
iPad 11: 143 € moins cher
Smartphone
iPhone 17: 173 € moins cher
Valeurs par défaut du calculateur : prix d'achat, valeur résiduelle, licence du système d'exploitation, support informatique et énergie. Les licences logicielles restent en dehors, car elles sont liées au poste de travail et non à l'appareil.
Ce qui reste volontairement hors du calcul
Quatre postes sont volontairement écartés : deux qui joueraient en faveur d'Apple et deux qui jouent contre. Ils manquent non parce qu'ils seraient sans importance, mais parce qu'aucun montant par appareil ne peut être étayé pour eux de façon vérifiable.
En faveur d'Apple, il y a d'abord les trois facteurs qualitatifs mesurés par Forrester :
- 5 pour cent de productivité en plus
- 20 pour cent de fidélisation en plus
- un risque de fuite de données inférieur de 50 pour cent
Ce dernier point en particulier peut, dans un cas donné, éclipser tous les montants calculés ici.
En faveur d'Apple également, la durée d'utilisation elle-même reste hors champ. Nous comparons les deux plateformes sur la même période, bien que les Mac restent souvent plus longtemps en service dans la pratique. Pour en tenir compte, réglez mentalement le curseur de l'appareil Windows sur une période plus courte et ajoutez le coût du remplacement anticipé.
Les deux autres postes sont écartés au détriment d'Apple. Le premier est la gestion de parc. Une solution MDM pour Mac coûte de 40 à 60 dollars par appareil et par an selon l'éditeur, alors que Microsoft Intune est déjà inclus dans de nombreux forfaits Microsoft 365. Nous l'écartons malgré tout, car elle n'est pas symétrique de la licence du système d'exploitation : un Mac fonctionne très bien sans solution de gestion, un poste Windows ne fonctionne pas sans licence. L'un relève d'un choix d'organisation, l'autre d'une nécessité technique, et les placer sur la même ligne serait bancal. Si vous utilisez une solution de gestion, chiffrez-la vous-même des deux côtés.
Le second concerne les contrats de support et de garantie comme AppleCare for Business, Dell ProSupport ou Lenovo Premier Support. Le calculateur couvre l'effort informatique interne via le volume de tickets et le coût par ticket ; les contrats externes s'y ajoutent et dépendent tellement des conditions, de la durée et de la taille du parc qu'un montant forfaitaire par appareil afficherait une précision qu'il n'a pas.
Conclusion
Sur une durée d'utilisation typique de quatre ans, les appareils Apple arrivent en tête dans les sept catégories, du portable d'entrée de gamme au smartphone, avec un écart d'environ 80 à 465 dollars hors licences logicielles. Ne regarder que le prix d'achat, c'est donc sous-estimer les coûts qui suivent.
Dans cinq des sept catégories, l'appareil Apple est même moins cher à l'achat, et sur le tout-en-un les deux camps sont au coude à coude. Seul le portable professionnel démarre moins cher côté Windows : le Dell XPS 14 part environ 300 dollars sous le MacBook Pro 14, et c'est là aussi que subsiste l'écart final le plus mince, environ 80 dollars. Dans toutes les autres catégories, la valeur résiduelle, le support et l'énergie creusent nettement la différence sur la durée. Au final, ce sont vos propres chiffres qui comptent : saisissez les prix de vos appareils et voyez ce que donne le calcul pour vous.
Si vous avez des questions sur cet article de blog ou si vous souhaitez en discuter, nous attendons avec impatience votre contribution dans notre forum.
Questions fréquentes
Un Mac est-il plus cher qu'un PC sous Windows ?
Le plus souvent non, ni à l'achat ni sur toute la durée d'utilisation. Dans cinq des sept catégories du calculateur, l'appareil Apple démarre déjà moins cher ; seul le portable professionnel voit la machine Windows devant au prix d'achat. Sur quatre ans, un MacBook Air 13 ressort environ 280 euros en dessous d'un ThinkPad comparable, licences logicielles non comprises. Valeur résiduelle, support et consommation creusent encore cet écart.
Que comprend le coût total de possession d'un ordinateur ?
Prix d'achat, valeur résiduelle à la revente, licence du système d'exploitation, coût du support informatique, consommation d'énergie et licences logicielles. La valeur résiduelle réduit le total plus fortement que ne le supposent la plupart des calculs : pour un Mac, elle représente encore environ un quart du prix neuf après trois ans. La gestion de parc et les contrats de support externes ne sont pas inclus, car ils s'appliquent aux deux plateformes et dépendent fortement des conditions contractuelles.
Pourquoi les Mac génèrent-ils moins de tickets de support ?
IBM gère plus de 200 000 appareils Apple et constate que les utilisateurs de PC ouvrent deux fois plus de demandes de support. La raison tient à la faible diversité de matériel et de pilotes, Apple développant puce, appareil et système d'exploitation ensemble. Seuls 5 pour cent des cas Mac ont exigé une intervention sur site, contre 27 pour cent sous Windows.
Que vaut un Mac après trois ans ?
L'étude Forrester sur le Mac en entreprise indique 25 pour cent du prix neuf après trois ans. Le calculateur retient 22 à 28 pour cent pour les Mac et 13 à 17 pour cent pour les appareils Windows selon la catégorie. Le marché est déterminant : à la revente grand public, les valeurs sont nettement plus élevées, mais pour une entreprise c'est le prix des racheteurs professionnels qui compte. Pour les smartphones, c'est 40 contre 28 pour cent.
À partir de quelle durée d'utilisation un Mac est-il rentable ?
L'effet dépend moins de la taille du parc que de la durée d'utilisation. En dessous de deux ans, le prix d'achat domine ; à partir de trois à quatre ans, la valeur résiduelle et les économies de support l'emportent. Plus un appareil reste en service, plus les coûts courants réduits pèsent.